Les algorithmes dans le discours politique suisse

Ce projet est réalisé dans le cadre d'un Capstone Course de l'Institut de sciences politiques de l'Université de Zurich. L'objectif de est d'évaluer le discours suisse sur l'utilisation des algorithmes : Quels acteurs façonnent le débat public et à partir de quelles perspectives les algorithmes sont politiquement problématisés ?

De plus en plus, les organisations publiques et privées utilisent des systèmes de prise de décision automatisés (algorithmes) pour soutenir leurs processus décisionnels en s'appuyant sur des données. La prise de décision algorithmique repose sur des processus automatisés qui analysent d'abord les données et les interprètent sur la base d'un modèle d'interprétation élaboré par l'homme, puis agissent automatiquement en dérivant l'action de cette interprétation au moyen d'un modèle de décision élaboré par l'homme. La reconnaissance faciale automatisée, utilisée pour la vidéosurveillance dans divers lieux tels que les écoles, les stades et les aéroports, en est un exemple.

Si l'utilisation d'algorithmes promet une prise de décision meilleure et plus efficace, cela se fait au prix d'un examen public plus difficile des processus sous-jacents. En outre, les processus décisionnels algorithmiques peuvent contribuer à exacerber les inégalités sociales déjà existantes. Par conséquent, la réglementation des algorithmes sera une préoccupation politique dans un avenir prévisible.

L'objectif de ce projet est d'évaluer le discours suisse sur l'utilisation des algorithmes : Quels acteurs façonnent le débat public et à partir de quelles perspectives les algorithmes sont politiquement problématisés ? Les résultats nous aideront à accompagner de manière critique l'utilisation croissante des algorithmes dans notre vie quotidienne et à sensibiliser le public à l'impact des décisions algorithmiques.

Ce projet est réalisé dans le cadre d'un Capstone Course de l'Institut de sciences politiques de l'Université de Zurich sous la direction du Prof. Dr. Fabrizio Gilardi et du Dr. Jonathan Klüser.